Histoire de la photographie aérienne

FELIX TOURNACHON

Félix

La première photographie aérienne date d’octobre 1858.  Elle est l’œuvre du photographe et aérostier Félix Tournachon, répondant au surnom de Nadar. Après plusieurs essais, il fini par prendre sa première photographie aérienne dans la banlieue parisienne à proximité de Bièvres (actuel Petit-Clamart) depuis un ballon captif.

nadar-en-ballon-par-daumier

 

Ci-dessous une des premières photographies de Nadar :

paris1858nadar

 

Jules Verne s’est inspiré de Nadar pour écrire « Le Tour du Monde en Ballon »

Le Ballon de Nadar était surnommé le Géant.

 

nadar-ballon-7 (1)

 

Les applications militaires

1914 – 1918 : le ballon et le cerf-volant jouent un rôle stratégique. Entre 1915 et 1918, le Capitaine Cacquot a mis au point un ballon utilisable par grand vent. Au cours de la premières guerre mondiale on voit également apparaître les premières ascensions humaines en cerf-volant. C’est au Capitaine Saconney que l’on doit l’invention de ce système.

Novembre 1912 : le Capitaine Saconney est nommé chef de laboratoire d’aérologie et de photographie aérienne de Chalais-Meudon.

 

Psychologie et Photographie

N.D.L.R. –Ceci constitue la première ébauche d’un article–

Ce site voit à peine le jour… Et pourtant, j’ai encore des tas de projets en tête dont notamment un prochain challenge photographique. Il consiste à approfondir les liens qui unissent la psychologie et la photographie. Vous avez certainement entendu cette affirmation qui affirme que si vous photographiez votre nourriture alors, du moins pour certains psychiatres, vous souffrez d’un problème psychologique. Que dire de nos pauvres photographes spécialistes du nu…

Plus sérieusement, je recherche que peuvent avoir de commun ces deux disciplines que sont l’Art Photographique et les Sciences Psychologiques. Une première piste que je me dois d’explorer est celle de l’appareil photographique vu comme un Médium pour établir une communication avec des jeunes enfants souffrant de troubles autistiques. Plusieurs études et plusieurs expériences témoignent d’un certain succès dans l’établissement d’un canal de communication par le biais de la photographie dans le cadre d’ateliers photos.

La question que l’on pourrait se poser au travers de ces ateliers est la suivante : la pratique de la photographie a-t-elle des vertus thérapeutiques ? La réponse à cette question est malheureusement négative. Ce n’est pas la photographie en tant que telle qui est thérapeutique. Par contre, tout se joue dans la relation qui peut se nouer entre le photographe et les enfants / adolescents au travers du médium qui est l’appareil photo.

La photographie fait référence aussi bien à l’Education qu’à l’Enseignement. Pour beaucoup certains apprentissages sont nécessaires à la pratique de la photographie. Il faut apprendre, connaître et maîtriser certaines techniques comme l’ouverture, le temps d’exposition, les iso, la balance des couleurs,… Un enseignement est donc nécessaire. A l’inverse, la photographie peut aussi faire appel à nos sens. Elle peut permettre de transmettre certaines valeurs comme par exemple sensibiliser au « beau ». Comment mieux expliquer l’esthétique à un enfant que lors d’une visite d’une exposition photo par exemple. Cette méthode est certainement plus efficace que de lui apprendre la règle des tiers… Le fonctionnement des enfants fait plus souvent référence à l’intuition et aux émotions qu’au rationnel. Pour « communiquer » avec un enfant nous devons aborder celui-ci avec une approche Educative et non par des apprentissages systématiques. La grande limite des ateliers photos se situe à se niveau. Le but n’est pas de faire de belles photos (au sens technique du terme) mais serait plutôt de faire des photos qui nous plaisent. Et par la suite, trouver les motivations pour progresser. Et ce progrès passera inévitablement par la technique, et cette technique par la maîtrise. Et la maîtrise requiert des connaissances… Evitons de faire le chemin inverse.

D’autres tentatives existent pour tenter de faire de la photographie un objet d’étude psychologique. Ainsi, dans son mémoire, Nicolas Bilodeau (Université du Quebec, 1996) examine les liens entre le potentiel créatif du photographe amateur et ses comportements orientés vers la découverte au stade de la mise au point du problème avec l’originalité de son produit photographique.

Lien du Mémoire (Cliquez Pour le pdf complet).

Une autre expérience est l‘Atelier Photographique au Centre d’Accueil Thérapeutique à Temps Partiel d’Arles. Celle-ci a eu lieu de janvier à mai 2006. Ce centre est fréquenté par des patients atteints de troubles psychotiques ne nécessitant pas une hospitalisation.

Bilan Arles (Cliquez pour le pdf complet)

Une très belle contribution dans le couple Photographie-Psychologie est celle qui nous est fournie par Jeanne Vaillant. Elle explore dans son mémoire  l’utilisation de la photographie comme vecteur de communication pour des enfants souffrant de troubles envahissants du développement.

Memoire_JVAILLANT_2010 (Cliquez pour le pdf complet)

 

Le nu photographique

Certains photographes spécialisés dans le nu, présentent la photographie comme une thérapie permettant d’aider les personnes à reprendre confiance en elles et à accepter leur corps, en posant devant l’objectif d’un appareil photo.

D’autres utilisent la photo comme une véritable thérapie

 

http://www.mariefrance.fr/psycho/coaching/retrouver-confiance-avec-la-photographie-therapie-12690.html

Dans un excellent article, Caroline Civarelli (psychologue au centre Étienne-Marcel, Paris) s’interroge sur l’objet de la photographie comme médiation thérapeutique.

Caroline Civalleri « La photographie : un objet de médiation thérapeutique ? », Enfances & Psy 1/2005 (no26), p. 55-66.
URL : www.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2005-1-page-55.htm.
DOI : 10.3917/ep.026.0055.

 

Exposition 2012 – Thuin

Photo1

Cette Photo a été prise au beau milieu d’un cimetière en Italie lors d’un séjour « Shortski ».
J’ai été attiré dans ce cimetière par la beauté assez exceptionnelle des ouvrages d’art en ferronnerie artisanale.
De la belle ferronnerie faite à l’ancienne.
Ayant suivi la formation de forgeron (cours de ferronnerie Artisanale Ecole Industrielle de Thuin) j’ai donc été sous le charme directement.
L’ouverture (petite) choisie est F/16 pour bien apercevoir le fond montagneux et l’avant plan.
Une très grande profondeur est nécessaire pour recadrer cette croix dans le contexte.
Cette photo aborde donc la problématique de la mort (un de nos leitmotiv) et nous avons d’ailleurs retenu comme titre une phrase extraite d’une des plus belle chanson du Monde et de tous les temps : L’Hymne à l’amour d’Edith Piaf.
Nous faisons également un petit clin-d’œil à Jeanne d’Arc.
En effet, historiquement Jeanne d’Arc n’a pas pu rencontrer Saint Louis.
Ce fait est historiquement impossible (200 ans d’écart ça compte quand même…).
Nous touchons le thème d’une rencontre impossible, et de manière générale de l’amour impossible.

Le contexte de cette prise de vue est admirablement résumé par ces quelques phrases :

Nous aurons pour nous l’éternité
Dans le bleu de toute l’immensité
Dans le ciel plus de problèmes
Mon amour crois-tu qu’on s’aime
Dieu réunit ceux qui s’aiment

Si nous regardons de plus près cette photo, nous découvrons à droite le début de la croix de la tombe voisine (Nous aurons pour nous l’Eternité) – Le Bleu, le Ciel, l’Immensité, l’Éternité – Tous ces éléments sont présents.
Nous constatons donc que derrière cette image a première vue assez gaie d’un paysage de montagne se cache la détresse et le silence d’un cimetière…
Le contraste est donc très fort pour aborder le thème de l’amour et de la mort.

 

Photo2

Durant ce même séjour, à l’arrière de notre hôtel se trouvait cette porte.
Le titre de cette photo est tirée d’une chanson de Mireille Mathieu et qui aborde le thème des retrouvailles entre deux êtres qui se sont aimés.
Plus précisément le sentiment de peur et d’angoisse que l’on peut éprouver envers le souvenir de celui-ci.
Nous sommes montés dans les ISO et l’ouverture retenue de F/11 nous permettait d’avoir une assez bonne profondeur de champ pour distinguer l’arrière plan.

Photo4

Une pose longue prise lors de notre plus belle sortie photo avec des membres du cours. Le temps était exceptionnel au point de vue luminosité et nous avons eu énormément de chance avec la luminosité.Il s’agissait de mettre en valeur l’architecture d’une des plus belles gares au Monde et la luminosité exceptionnelle des lieux.Une version retravaillée est également disponible mais j’ai voulu garder un maximum de photos originales sans retouches.

Photo5

Photo prise à Lobbes alors que j’étais à la recherche de la Péniche mystérieuse… (Merci Maria pour le tuyau qui m’a finalement quand même servi à quelque chose).
Photo prise sur Trépied avec une ouverture de F/16 pour la grande profondeur de champ.
J’étais à la recherche des couleurs automnales et suis tombé sur cette vison avec les quatre couleurs bien séparées par deux troncs qui structurent cet ensemble.
Le titre de cette photo est extraite d’une chanson de Mireille Mathieu (« J’ai peur d’aimer un souvenir ») et fait transparaître le changement de cycle, la succession des saisons, et la renaissance de quelque chose qui était apparemment mort…
Comme l’hiver est aux arbres ou l’oubli à un amour passé. Le reflet du soleil dans l’eau pourrait symboliser l’Energie Vitale nécessaire à la Renaissance des choses.

Photo6

Photo prise lors d’une expédition photo… assez matinale !

Avec une ouverture très grande de F/4 pour isoler un peu plus le personnage, la map est faite sur la colorette et permet d’avoir les sabots un peu plus flou pour renforcer l’esprit de solitude et de calme sur la prise de vue.

Photo7

Photo longue pose prise avec trépied (avec en post-traitement une correction portant sur la balance des blancs).
Cette Photo est un pamphlet contre le Photographe reconnu David Paul Larson et de manière générale contre les photographes de charme.
Son titre ¨Nude in the Morning Light » est repris d’une série de clichés de charme de ce photographe.
Notre cliché est aussi un « Nu dans la Lumière du Matin (et plus précisément de la lumière du petit déjeuner).
Cette lumière vient frapper par la droite la tasse de café et fait apparaître le galbe et le téton d’un sein sur la table.
Je n’ai jamais aimé les portrait et encore moins les photos de charme.
La raison est simple… J’ai peur de transférer, de projeter sur le sujet mes propres émotions… et donc lui attribuer des sentiments qu’il ne partage pas.
Or, la photographie consiste à rendre et à capter une émotion et non de la créer de toute pièce.

Je termine par cette phrase : l’avantage de se promener avec un appareil photo est que l’on peut se cacher derrière… pour pleurer… notamment de ce que l’on a pu observer dans le monde ou même chez les autres humains…
La photographie me permet donc de rester… digne !