Exposition 2012 – Thuin

Photo1

Cette Photo a été prise au beau milieu d’un cimetière en Italie lors d’un séjour « Shortski ».
J’ai été attiré dans ce cimetière par la beauté assez exceptionnelle des ouvrages d’art en ferronnerie artisanale.
De la belle ferronnerie faite à l’ancienne.
Ayant suivi la formation de forgeron (cours de ferronnerie Artisanale Ecole Industrielle de Thuin) j’ai donc été sous le charme directement.
L’ouverture (petite) choisie est F/16 pour bien apercevoir le fond montagneux et l’avant plan.
Une très grande profondeur est nécessaire pour recadrer cette croix dans le contexte.
Cette photo aborde donc la problématique de la mort (un de nos leitmotiv) et nous avons d’ailleurs retenu comme titre une phrase extraite d’une des plus belle chanson du Monde et de tous les temps : L’Hymne à l’amour d’Edith Piaf.
Nous faisons également un petit clin-d’œil à Jeanne d’Arc.
En effet, historiquement Jeanne d’Arc n’a pas pu rencontrer Saint Louis.
Ce fait est historiquement impossible (200 ans d’écart ça compte quand même…).
Nous touchons le thème d’une rencontre impossible, et de manière générale de l’amour impossible.

Le contexte de cette prise de vue est admirablement résumé par ces quelques phrases :

Nous aurons pour nous l’éternité
Dans le bleu de toute l’immensité
Dans le ciel plus de problèmes
Mon amour crois-tu qu’on s’aime
Dieu réunit ceux qui s’aiment

Si nous regardons de plus près cette photo, nous découvrons à droite le début de la croix de la tombe voisine (Nous aurons pour nous l’Eternité) – Le Bleu, le Ciel, l’Immensité, l’Éternité – Tous ces éléments sont présents.
Nous constatons donc que derrière cette image a première vue assez gaie d’un paysage de montagne se cache la détresse et le silence d’un cimetière…
Le contraste est donc très fort pour aborder le thème de l’amour et de la mort.

 

Photo2

Durant ce même séjour, à l’arrière de notre hôtel se trouvait cette porte.
Le titre de cette photo est tirée d’une chanson de Mireille Mathieu et qui aborde le thème des retrouvailles entre deux êtres qui se sont aimés.
Plus précisément le sentiment de peur et d’angoisse que l’on peut éprouver envers le souvenir de celui-ci.
Nous sommes montés dans les ISO et l’ouverture retenue de F/11 nous permettait d’avoir une assez bonne profondeur de champ pour distinguer l’arrière plan.

Photo4

Une pose longue prise lors de notre plus belle sortie photo avec des membres du cours. Le temps était exceptionnel au point de vue luminosité et nous avons eu énormément de chance avec la luminosité.Il s’agissait de mettre en valeur l’architecture d’une des plus belles gares au Monde et la luminosité exceptionnelle des lieux.Une version retravaillée est également disponible mais j’ai voulu garder un maximum de photos originales sans retouches.

Photo5

Photo prise à Lobbes alors que j’étais à la recherche de la Péniche mystérieuse… (Merci Maria pour le tuyau qui m’a finalement quand même servi à quelque chose).
Photo prise sur Trépied avec une ouverture de F/16 pour la grande profondeur de champ.
J’étais à la recherche des couleurs automnales et suis tombé sur cette vison avec les quatre couleurs bien séparées par deux troncs qui structurent cet ensemble.
Le titre de cette photo est extraite d’une chanson de Mireille Mathieu (« J’ai peur d’aimer un souvenir ») et fait transparaître le changement de cycle, la succession des saisons, et la renaissance de quelque chose qui était apparemment mort…
Comme l’hiver est aux arbres ou l’oubli à un amour passé. Le reflet du soleil dans l’eau pourrait symboliser l’Energie Vitale nécessaire à la Renaissance des choses.

Photo6

Photo prise lors d’une expédition photo… assez matinale !

Avec une ouverture très grande de F/4 pour isoler un peu plus le personnage, la map est faite sur la colorette et permet d’avoir les sabots un peu plus flou pour renforcer l’esprit de solitude et de calme sur la prise de vue.

Photo7

Photo longue pose prise avec trépied (avec en post-traitement une correction portant sur la balance des blancs).
Cette Photo est un pamphlet contre le Photographe reconnu David Paul Larson et de manière générale contre les photographes de charme.
Son titre ¨Nude in the Morning Light » est repris d’une série de clichés de charme de ce photographe.
Notre cliché est aussi un « Nu dans la Lumière du Matin (et plus précisément de la lumière du petit déjeuner).
Cette lumière vient frapper par la droite la tasse de café et fait apparaître le galbe et le téton d’un sein sur la table.
Je n’ai jamais aimé les portrait et encore moins les photos de charme.
La raison est simple… J’ai peur de transférer, de projeter sur le sujet mes propres émotions… et donc lui attribuer des sentiments qu’il ne partage pas.
Or, la photographie consiste à rendre et à capter une émotion et non de la créer de toute pièce.

Je termine par cette phrase : l’avantage de se promener avec un appareil photo est que l’on peut se cacher derrière… pour pleurer… notamment de ce que l’on a pu observer dans le monde ou même chez les autres humains…
La photographie me permet donc de rester… digne !